DEJONGHE LAURENT

PELOTON RECONNAISSANCE ORIENTEUR
SOUVENIRS ET ANECDOTES  AVRIL 1985/MARS 1986
BG/C Dejonghe Laurent


LA FANFARE




Je suis arrivé au PRO un vendredi après midi venant de finir mon CME et bien sur tout le peloton était parti en permission sauf deux musiciens qui devaient assurer le service trompette . Il  s’agissait de Cocu et de Mignet.
Direction la salle fanfare ou je suis présenté au chef Guilbert qui après quelques mots me donne une trompette pour  essayer et comme je suis trompettiste dans le civil pas de problème  ce qui ravit Guilbert étant donné qu’il avait rarement des musiciens confirmés affectés au PRO . Du coup Cocu et Mignet se font un malin plaisir sur ordre de Guilbert de m’apprendre en une après midi  toutes les sonneries. Je ne vous explique pas l’état de mes lèvres  et du coup c’est moi qui me suis trouvé de permanence le week end d’après pour le service trompette.
A part les services que « SEUL » les trompettes tenaient la fanfare avait un bon coté, car combien de fois l’ors des fêtes (du vin entre autre) des villages environnants ou nous étions conviés, on nous accueillait comme des princes et, pendant que les collègues des escadrons de combat astiquaient les véhicules nous, nous « astiquions » d’autres carrosseries avec moult verres de breuvages locaux !!! Hic.
Le pire c’est lorsque nous rentrions (en bus) aux quartiers tard la nuit en chantant ou même parfois en essayant de jouer et avec un taux d’alcoolémie pas toujours négatif, le lendemain au rapport de l’escadron le sous off. de permanence faisait quelques remarques du genre :
« La fanfare pourrait rentrer en silence après ses agapes car il y à du personnel qui travaille ici la journée et il ont besoin de dormir. »

Je me souviens du 14 juillet 1985 à Apach ou nous avions fait la retraite aux flambeaux et après le bal sous un chapiteau. Ce soir là je n’ai payé que ma première bière car après les habitants nous ont « rincé » le restant de la soirée et c’est là que notre collègue le Mdl Ostooek monta sur scène avec l’orchestre pour improviser un récital de Serge Lama et faire danser tout le monde.
Pour rentrer nous avons du allonger le chauffeur de notre bus au fond car il n’était vraiment plus en état de conduire (la chaleur peut être !!), et le seul qui avait un permis transport en commun c’était Le chef Guilbert, il à donc pris le volant quoi qu’il n’avait pas sucé que des glaçons.

Pour revenir au Mdl Ostooek : c’est lui qui lorsqu’il était de semaine réveillait l’escadron en jouant à 5heures 30 du matin du Glenn Milller à la trompette dans tous les couloirs.

PELOTON RECONNAISSANCE ORIENTEUR

CHAINE DE COMMANDEMENT DU PRO

DU 6eme REGIMENT DE DRAGONS

SAARBURG  FFA

 

 

 

CHEF DE CORPS

LIEUTENANT/COLONEL CAILLOUX

 

CAPITAINE D’ESCADRON ECS

CAPITAINE MARQUET

 

LIEUTENANT PREMIER

LIEUTENANT MONSEGUR

 

 

CHEF DE PELOTON PRO

ADJUDANT CHEF DEMARTY

 

1er ADJOINT

MARECHAL DES LOGIS GOUBET

 

CHEF DE FANFARE

MARECHAL DES LOGIS GUILBERT

 

ENCADREMENT

MARECHAL DES LOGIS CLOTTE

BRIGADIER CHEF BOBIN

BRIGADIER CHEF VERSTRAETE

BRIGADIER CHEF DUMOTIER

BRIGADIER CHEF DEJONGHE

 

 

Effectif arrêté au mois de Février 1986

SOUVENIRS ET ANECDOTES  AVRIL 1985/MARS 1986

BG/C Dejonghe Laurent 

ORGANIGRAME DU PELOTON A MOURMELON 

1ere Patrouille

Jeep No 645 0774

 2 radios vp213/vp13

Chef de peloton

Chef de bord : Adj Demarty

Chauffeur : Cocu 

Jeep No 635 0796

1 PP11

Chef de bord : Bgc Dumotier

Chauffeur : Colombo

2eme Patrouille

Jeep No 221 1062

1 radio vp13

Chef de bord : Mdl Goubet

Chauffeur : Brisson 

Jeep No xxxx

1 PP11

Chef de bord :Mdl Clotte

Chauffeur : Bacot

3eme Patrouille

Jeep No 645 0559

1 radio vp13

Chef de bord : Mdl Guilbert

Chauffeur : Breuvaert

Jeep No 625 0859

1 PP11

Chef de bord : Bgc Dejonghe

Chauffeur : Lenfant

Transport

1 Unimog No xxxx

Chef de bord : Bgc Verstraete

Chauffeur : Schott

MOURMELON

Départ pour les manœuvres à Mourmelon, le peloton en Jeep part de Saarburg en début d’après midi et après environ une heure de route par un beau soleil la Jeep de Dumotier  dit « Bout de bite » fume sous le capot et pisse l’huile sur la route.Arret du peloton ouverture du capot et constat : une durite de pression crevée.

Le chef de peloton  l’Adjudant Demarty nous fait faire demi tour et on remorque la Jeep  jusqu'au régiment direction l’AR.

En attendant la réparation tout le monde reste dans les véhicules avec armes et paquetages en plein soleil interdiction de descendre.

Apres une heure une heure et demi la réparation est terminée nous pouvons reprendre la route mais il se fait tard et c’est ainsi que nous sommes arrivés vers minuit sur le terrain pour prendre nos quartiers dans les tentes (que heureusement pour nous les précurseurs avaient  installées dans la semaine) sous une pluie battante.

Apres deux jours de pluie incessante le soleil est heureusement revenus car nous n’avions plus rien de sec à nous mettre et  les manœuvres ont  commencées avec comme rôle pour le PRO de servir de « cible » pour les combats de char en mettant des panneaux de couleurs sur nos véhicules pour simuler un amis ou un ennemis .Mais le mieux c’était la nuit quand ,comme l’à déjà dit Christian, nous guidions les chars et qu’ils nous roulés dessus mais surtout quand nous roulions en « Black out » avec nos Jeep et que c’était le chef de bord qui avais les IL ou intensificateur de lumière et que le chauffeur était aveugle car il n’en avais pas !

Dans ces cas la vous avez intérêt  d’avoir un bon chauffeur et de lui donner les bons ordres car c’est du sport.

Par contre une nuit nous avons profités de ces déplacement pour  fait une chasse aux lapins qui pullulés sur le terrain et notre camarade de son vrai nom Cocu, le chauffeur de Christian, nous les as depiotés, éviscérés et cuit au feu de bois pour améliorer l’ordinaire du soir.Et, il faut croire que le fumet était bon car par l’odeur alléché nous vîmes arriver le Lieutenant Monségur qui si mes souvenirs sont bon ne se fit pas prier pour manger une cuisse.

Un après midi le peloton part pou faire un exercice de lancer de grenade réelles, une défensive et une offensive.

Deux par deux avec le MDL Goubet derrière un muret on se lève on dégoupille on lance et on se baisse jusque là pas de problème sauf quand le dragon X (j’ai oublié son nom) qui a peur de rater lance sa grenade défensive avant de se lever celle-ci tape dans le muret et tombe à ses pieds ! Moment de flottement  Goubet attrape la grenade et la balance juste avant qu’elle n’explose.Je ne vous explique pas les noms d’oiseaux qui ont fusés apres sur le responsable et je crois meme qu’il a du revenir au camp a pied comme punition.

NSINGEN  Janvier 1986

Pour la manœuvre de Munsingen nous venions 1 mois avant de percevoir les Peugeot P4 (Remplaçantes inefficace de nos bonnes vielles Jeep...), mais oh combien agréables car nous ne pouvions pas encore les décapoter et ellles étaient  pourvus de chauffage.

L’ors d’une manœuvre nous simulions une escarmouche avec un ennemi, donc mise en place de nos armes : AA 52 sur trépied et LRAC de 89 et tout cela dans la neige et par une température polaire (Ceux qui y sont allés connaissent...).

Apres le déploiement retour dans les véhicules et direction les quartiers pour nettoyage des armes et réintégration à l’armurerie.
Et là….MALHEUR il manque la lunette de tir du LRAC du  « Marseillais » ou  de son vrai nom Aubanel.
Panique à bord, recherche dans la chambre, fouille du véhicule et interrogatoire du « suspect » par  l’ Adj Demarty et son adjoint Goubet pour apprendre qu’il l’a peut être oublié dans la neige.
Retour sur le terrain mais la nuit est tombée et les recherches sont infructueuses.
Ce ne sera que le lendemain qu’une patrouille retrouvera la lunette mais en piteux état car un 30 tonnes avait certainement roulé dessus.


Dans la même semaine avec mon chauffeur Colombo nous roulions sur la piste à chars verglacée qui entoure le terrain de manœuvres avec à l’arrière du P4 une norvégienne de café.
Nous roulions doucement (car les chaînes étaient dans le coffre), quand devant une légère descente Colombo décida de rétrograder et avant que j’ai eu le temps de crier de ne pas le faire, il était déjà en roue libre sans frein moteur et sans motricité du coup la voiture est partie en glissade, tête à queue et nous avons dévalé en contre bas de la piste tout en travers pour stopper 3 mètres plus bas  et en se collant d’un coté pour faire contre poids car la voiture était en devers et elle menaçait de se retourner.
Il nous a fallu beaucoup de sang froid, de prudence et de chance pour remonter sur la piste, et il nous a aussi fallu beaucoup de chiffons pour essuyer le café de la norvégienne qui s’était retournée.
Cela aurait été difficile de faire un rapport de perte pour un P4 tout neuf.

MANŒUVRE  DU P.R.O. A BAUMOLDER
Quand je dis manœuvre je devrais plutôt dire centre de tir car nous sommes allés là bas principalement pour y faire du tir sur cibles mobiles a l’AA52 ;
Le pas de tir de Baumolder se trouve dans une caserne Américaine et nous nous sommes pointés là en Novembre 1985 pas un froid Sibérien dans nos Jeep (sans portes) mais avec la bâche de toit et l’équipement « Grand Froid » qui consiste en une paire de bottes en caoutchouc légèrement fourrées, des moufles et une casquette fourrée.
Pour vous dire combien cet équipement est efficace, en tant que chef de bord je devais passer les vitesses quand mon chauffeur débrayait  car il ne pouvait plus bouger ses mains du volant après une heure de route.
Mais le plus risible de l’aventure c’est notre arrivée a l’entrée de la caserne, car là on se serait cru dans un film, car face à nous qui étions dans des jeep américaines de fin 45 avec des treillis du même modèle, si ce n’est de la même année avec des casques lourds du même métal que les jeep, et avec notre 1 mètre 70 de moyenne, nous étions face a des gars d’1 metre 90, comme des armoires avec des treillis camouflés et molletonnés, des casques en Kevelar, et roulant dans des Humvis, je vous dis que vous vivez un grand moment de doute .
Bref après tout ce ne sont que des hommes et,  même mieux équipés que nous, on se dit que la qualité du bûcheron se voit au pied de l’arbre et que nous démontrerons demain au pas de tir nos compétences.
Malheureusement nous n’avions pas prévus que même la météo se liguerait contre nous car arrivés au pas de tir une tempête de neige nous empêchait de voir les cibles et nous transformait en chasseur alpin en tenue de montagne.
Qu’a cela ne tienne le chef de peloton se dit que nous n’avions pas fait toute cette route et enduré ce froid pour en rester là, c’est pourquoi il nous ordonna de tirer.
Sur QUOI ?
C’est pas le problème tirez devant vous !
EH oui Christian ! c’étais toi si tu t’en souviens.
Bref nous avons vidé nos munitions après les flocons et nous sommes rentrés au chaud nettoyer les armes et après tu nous à fait faire des concours chronométrés et les yeux bandés de démontage remontage d’une AA 52
La soirée s’est terminée au foyer des ricains ou chance pour nous et surtout pour moi et Ducoing, il y avait des Flash D’APFELCOM ou liqueur de pomme dont nous étions très friands et cela nous à tenu chaud pour le trajet de retour jusque à Saarburg.

STAGES COMMANDO


Une des nombreuses missions du PRO était de servir de plastron pour les personnels effectuant un stage commando et je me souviens d’un en particulier qui se déroulait à Givet dans les Ardennes.
Avec le peloton (en Jeep à l’époque), nous étions arrivés en fin d’après midi pour une embuscade qui devait avoir lieu de nuit et en attendant nous nous étions posés sur une petite place dans un village pour faire une pause quand le Bgc Bobin décida de faire des « Relations publiques » avec les habitants.
Et en voyant sortir une petite vieille de chez elle il lui demande franco si elle n’aurait pas quelque chose de typique à boire pour de pauvres militaires assoiffés ?
Et c’est comme ça que nous nous sommes retrouvés à manger nos rations arrosées d’eau de vie de fabrication artisanale qui devait bien faire 70 degrés. Sacré Bobin.
Ce soir là les commandos ne nous ont pas vu venir mais nous ont peut être sentis !!!

 REVUE DE CASERNEMENT


En 1985  le PRO avait ses quartiers au dernier étage de l'escadron ECS sous les toits.
Ce qui faisait 3 étages à monter et à redescendre environ 10 fois par jour. Le matin en short ça va mais quand c'est avec le paquetage c'est moins drôle surtout quand une fois en haut vous vous rendez compte que vous avez laissé la clef de la chambre en bas à la semaine!
Puis un beau jour branle bas de combat « On Déménage » et du dernier étage nous nous retrouvons au rez de chaussée juste devant le bureau du chef de peloton.
Moins fatiguant mais moins pratique pour faire les cons car c'est aussi l'étage du Capitaine d'escadron et de la semaine, du coup quand il faut un volontaire désigné d'office il y en à toujours un de chez nous qui traîne dans le couloir.
Bref déménagement ne veut pas dire que nos sacs, oh non ! c'est toute la chambre :  Lits, armoires, tables et tabourets et alors là je vous décris pas le cirque, descendre 3 étages avec les armoires métalliques glissant sur les marches bonjour la peinture !
Mais comme l'organisation est bien faite peu de temps après : Revue de casernement.
Et là tout y passe donc perception du papier à poncer, de la peinture, de la paille de fer pour le parquet avant de le cirer, et des morceaux de verre pour gratter le vernis des tables.
Tout le monde y met un coup mais Guilbert notre chef de fanfare trouve que c'est trop long et que cela prend du temps sur les répétitions du coup il rentre chez lui et reviens avec des ponceuse électriques et installe un compresseur dans les sanitaires pour souffler et sécher les armes que nous avons nettoyé à l'eau bouillante dans les lavabos.
Si ça se n'est pas de l'organisation ?
Je crois que nous avions les chambrées et les armes les plus propres du régiment. 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site