BERLIN

 

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Par sa situation insulaire, entourée de la RDA sous occupation soviétique, carrefour de deux types de société – capitaliste et communiste – de part et d’autre du Mur, Berlin présente un intérêt évident pour mieux comprendre l’Europe d’aujourd’hui.

 

LE SECTEUR FRANÇAIS

L’attribution à la France d’une zone d’occupation de Berlin fut décidée à la conférence de Yalta ((04-11 février 1945). Elle porta sur les arrondissements de Reinickendorf et Wedding, primitivement compris dans le secteur britannique. Les troupes françaises occupèrent leur secteur le 12 08 1945.

 

LE MUR

 

 

Sur une longueur de 46 km, le mur de la honte marque la frontière entre Berlin-Ouest et Est. Le régime de Walter Ulbricht fit élever ce mur de béton dans la nuit du 13 août 1961 pour empêcher la fuite ver l’ouest de la population est-allemande.

Près de trois millions de réfugiés  avaient quitté la RDA pour venir s’établir en RFA ou à Berlin-Ouest et cela depuis les lendemains du blocus. De plus 60 000 frontaliers travaillaient à Berlin-Ouest. L’effet de ce mur fut que les liens de parenté et d’amitié entre les deux Berlin furent en quelque sorte brisés : des fils et des filles furent séparés de leur père et de leur mère et d’une façon plus général des familles furent scindées à tous les degrés.

Ce mur est aussi le « mur de la Mort » puisque de nombreuses personnes y ont perdu la vie en essayant de la franchir.

Depuis, le mur a été considérablement renforcé par des réseaux de fil de fer barbelés, des chevaux de frise, des fossés piégés, des obstacles antichars et aussi des appareils de tir à déclenchement automatique, sans parler des tireurs de quelques 250 miradors et des nombreux chiens policiers.

Le mur à une hauteur de 4 mètres.

4 000 personnes habitant en limite sectorale durent abandonner leurs logements destinés à la démolition afin de moderniser le système de « défense antifasciste ».

 

 

LE MEMORIAL SOVIETIQUE

 

Construit à proximité du Reichstag par les russes en 1946 à la mémoire des soldats soviétiques du maréchal Joukov tombés pendant la bataille de Berlin. Bien qu’il soit en secteur britannique, il est gardé par des soldats russes. Le marbre qui a servi à sa construction provient de l’ancienne chancellerie de Hitler.

A l’époque du quadripartisme de nombreuses prises d’armes des quatre puissances victorieuses y eurent lieu. La relève de la garde soviétique a lieu tous les jours.

 

 


PRISON DE SPANDAU

 

Prison de style médiéval où étaient incarcérés  les grands criminels de guerre condamnés par le tribunal de Nuremberg, à des peines variant de dix ans d’emprisonnement à la détention à vie ; la garde est assurée conjointement par les américains, les anglais, les soviétiques et les français. C’est l’un des deux organismes quadripartities qui subsistent encore aujourd’hui. (L’autre étant le centre de sécurité aérienne de Berlin : le CSAB).

Il ne reste plus que Rudolf Hess comme dernier détenu.

 

 

MEMORIAL DU PONT AERIEN

 

Symbole des trois couloirs aériens qui ont permis d’approvisionner Berlin-Ouest pendant le blocus de 1948/1949. Il se trouve à l’aéroport de Tempelhof.

 

CHECK POINT CHARLIE

 

Est le seul point de franchissement du mur autorisé pour les alliés pour se rendre en secteur soviétique. Du côté occidental, il est tenu par les Américains, des Britanniques et des Français. En face par la police de la RDA.

En face du poste de contrôle allié se trouve le petit musée du mur.

 

 

 

BERLIN, LE MUR DE LA HONTE

 

 

Peu après minuit, le 13 août 1961, les promeneurs tardifs virent les projecteurs s’éteindre sur la ligne de séparant les secteurs Est-Ouest de Berlin, et quelques centaines de soldats prendre position dans un brouhaha assourdi de camions. Quelques instants après, les premiers barbelés étaient déroulés, les équipes du génie empilaient les pavés. Des maçons vinent plus tare cimenter les parpaings. Le mur était né. Vers 2 heures du matin, soixante quatorze points de passage étaient fermés par les Vopos. La circulation du métro fut interrompue. Les lignes coupées. Vingt mille soldats et quatre mille membres des milices ouvrières étaient en première ligne : au matin, il ne restait plus que treize ponts de passage, sévèrement gardés, par les gardes-frontières ouverts aux seuls Berlinois de l’Est. On enfermait la population de la RDA dans un camp de prisonniers aux dimensions du pays. Non seulement on bouclait les 44,8 kilomètres entre les deux parties de Berlin, et les 117,4 kilomètres à la périphérie de Berlin-Ouest, mais à partir d’août 1961, d’autres troupes creusaient, fortifiaient, obstruaient également les 1 339 kilomètres de la ligne de démarcation interallemande  de la Baltique aux monts de Bohême. Les planificateurs du mur choisirent donc le week-end le plus long de l’année prenant de court les chefs alliés occidentaux. Nul doute que l’affaire fut préparée de longue date : les barbelés auraient été achetés………. à l’ouest et le béton était censé servir à la construction d’une autoroute Berlin-Rostock. 

Le mur en chiffres :

C’est une longueur de 165.7 km dont 44.8 divisant Berlin dans le sens Nord-Sud et 120.9 km séparant Berlin-Ouest du territoire de la RDA.

12 points de passage publics dont huit dans Berlin et quatre entre Berlin-Ouest et la RDA.

Il est composé de 111.2 km de mur formé de plaques de béton de 3.5 à 4.2 m de haut et 58.7 km de grillages. Les installations frontalières comptent 295 miradors d’observation, 125.1 km de grillages de détection et d’alarme, 243 pistes de chiens, 43 bunkers et postes de tir, 112.2 km de fosses anti-véhicules.

Il aura causé la mort de 74 personnes qui tentaient de passer à l’Ouest (cas officiellement enregistrés à l’Ouest). On compte 115 blessés par balles. Les gardes frontières de la RDA ont ouvert le feu 1 641 fois au cours desquelles 20 personnes ont été touchées à Berlin Ouest. 4 909 personnes dont 554 gardes-frontières sont parvenus à fuir à l’Ouest.

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